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Supprimer le compte d'un défunt sur un réseau social

De plus en plus, les décès laissent derrière eux des milliers de comptes abandonnés sur les réseaux sociaux. Si les proches le demandent, les plateformes peuvent fermer ces pages ou les transformer en comptes de commémoration. Pour cela, des démarches spécifiques doivent être entreprises.

Lorsqu'une personne quitte notre monde, sa présence reste encore dans l'espace numérique, en particulier sur les réseaux sociaux. Après les obsèques, les proches doivent donc se préoccuper des comptes Facebook, Instagram ou Twitter des défunts. Une tâche facile, si la personne a communiqué ses identifiants et mots de passe avant de décéder : il suffit de se connecter et fermer le compte. Tout se complique lorsqu'on n'a pas ces données.

Contacter les plateformes

Si vous n'avez pas les mots de passe nécessaires, vous devez contacter un service spécialisé pour réclamer la fermeture du compte d'une personne décédée. Dans le cas de Google, Facebook, Instagram et Linkedin, il existe des formulaires dédiés. En les remplissant, vous indiquez votre lien de parenté avec la personne dont vous voulez fermer le compte. Excepté Linkedin, où même un collègue ou un ami peut faire la démarche, les autres plateformes n'acceptent que les demandes des parents directs du défunt ou les personnes autorisées à agir dans le cadre de la succession. Bien entendu, ils exigent une preuve de votre lien avec le propriétaire du compte. Vous allez également devoir fournir une preuve du décès, telle qu'un certificat, un article de presse, un avis de décès.

Dans certains cas, la procédure peut s'avérer plus compliquée que prévu. Google, par exemple, demande une traduction certifiée conforme des documents en anglais. Si vous désirez obtenir des éléments du compte, par exemple des photos, vous allez même être amenés à obtenir une ordonnance auprès d'un tribunal des États-Unis !

Parfois, sur d'autres réseaux sociaux, il n'y a pas de formulaire spécifique pour cette problématique. Sur Snapchat, par exemple, vous devez vous rendre dans la rubrique assistance, dans la catégorie "Contactez-nous", où vous choisissez "Signalez un problème de sécurité" puis "Le compte Snapchat de quelqu'un d'autre". Ensuite, faute de mieux, vous cliquez sur "Quelqu'un utilise mon numéro de téléphone ou mon adresse e-mail" et vous profitez du formulaire proposé pour expliquer votre situation. Sur Pinterest ou Tumblr, le seul moyen est de contacter directement l'équipe pour votre demande.

compte facebook

Les comptes de commémoration

Sur Facebook (et donc aussi sur sa filiale Instagram), il existe une alternative : le compte de commémoration. Dans cette configuration, la page personnelle du défunt porte la mention "En souvenir de". Il est toujours possible de consulter les contenus partagés par la personne, et, dans certains cas, partager des messages en hommage sur sa page. De plus, le compte ne se retrouve plus dans les outils automatiques de Facebook, comme les rappels d'anniversaire ou les publicités.

Sachez que chacun a la possibilité de choisir un "légataire" en cas de décès, c'est-à-dire la personne qui pourra gérer votre compte après votre départ : changer la photo de profil, écrire une publication, demander la suppression du compte. Seule cette personne désignée aura l'autorisation de modifier le compte de commémoration.

Les données personnelles restent personnelles

Les héritiers d'une personne décédée justifiant de leur identité peuvent demander au responsable d'un fichier de tenir compte du décès de celle-ci, et de procéder à l'actualisation de ses données. C'est autorisé par l'article 85 de la loi Informatique et Libertés relative à la protection des données personnelles. Néanmoins, même après la mort d'une personne, ses données personnelles restent protégées. D'ailleurs, pour cette raison, le gérant d'un compte de commémoration n'a pas accès aux conversations privées.

Si la personne n'est plus là pour défendre ses données personnelles, les héritiers, eux, peuvent toujours faire appel aux tribunaux lorsque l'utilisation de celles-ci porte atteinte à la mémoire, la réputation ou l'honneur du défunt.

Publié le 17/11/2020

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