Notre site est entièrement gratuit grâce à la publicité.
Celle-ci nous permet de vous offrir un contenu de qualité.
Merci de nous soutenir en désactivant votre bloqueur.

Les amateurs de cartes à collectionner issues de franchises comme "Magic", "Yu-Gi-Oh", "One Piece", "Dragon Ball" et bien sûr les incontournables "Pokémon" doivent payer des impôts en cas de revente. Les règles entourant cette fiscalité ont évolué récemment et on détaille pour vous le montant de ces taxes, les seuils et les règles à connaître, pour être en phase avec l'administration fiscale française.
Dans les années 1990, les cartes des séries animées et des jeux vidéo les plus populaires s'échangeaient dans les cours d'école ou s'utilisaient comme base de jeu durant les récréations. Si les héros présents sur ces petits rectangles de carton n'ont pas tellement évolué, certaines franchises sont devenues de véritables poules aux œufs d'or pour les collectionneurs de cartes et les revendeurs spécialisés.
La plus lucrative reste "Pokémon", avec des cartes rares qui s'arrachent pour plusieurs millions d'euros et des opérations commerciales qui tournent au chaos (comme chez McDonald's en août 2025), lorsque des cartes sont offertes.
L'administration fiscale française a donc fait évoluer la loi entourant le commerce de ces cartes, et elle rappelle que les revendeurs amateurs sont soumis au régime d'imposition des plus-values sur les biens de consommation, dès que la transaction dépasse les 5 000 €. À partir de cette somme, l'impôt sera de 36,2 %, divisé ainsi :
En dessous de ce seuil, il n'y a rien à payer.
Une petite spécificité est à connaître, car il existe une différence d'imposition entre les objets considérés comme des biens de consommation et ceux qui entrent dans la catégorie des biens de collection. Au vu de leur nature, on serait tenté de classer les cartes Pokémon dans la seconde catégorie, mais depuis le 20 mars 2024, les critères permettant d'acquérir cette qualification ont été durcis.
Dans les faits, un bien de collection doit « être relativement rare » et « ne pas être normalement utilisé conformément à sa destination initiale » comme ces cartes à jouer avec qui personne ou presque ne joue plus. De plus, comme spécifié dans l'article de loi 98 A sur les objets de collection, l'objet doit « présenter un intérêt historique ou ethnographique, c'est-à-dire marquer un pas caractéristique de l'évolution des réalisations humaines, ou illustrer une période de cette évolution ».
Très peu de cartes à collectionner peuvent prétendre à ce titre, et seul un juge pourra décider de la catégorie de la carte. En cas de tirage à très faible impression ou de carte ayant marqué l'histoire (comme une première édition Pikachu), elle pourrait être considérée comme un bien de collection, et donc profiter d'une fiscalité réduite en cas de vente à plus de 5 000 €, avec un impôt de :
Notez que les cartes neuves sont d'office exclues de la catégorie "Collection".

Le dernier point à connaître sur la fiscalité des cartes à collectionner concerne la distinction entre vente occasionnelle et vente habituelle. Si l'activité d'achat/vente est régulière et que vous en tirez un revenu, ce dernier est sujet à l'imposition au titre de bénéfices industriels et commerciaux (BIC), car la pratique est considérée comme une activité commerciale.
Dans ce cadre, il faut disposer d'un statut d'entrepreneur (via, par exemple, la création d'une micro-entreprise), déclarer votre chiffre d'affaires et payer les impôts et les cotisations sociales liées à votre statut.
Si en revanche, vous ne réalisez que des ventes ponctuelles pour une somme inférieure à 5 000 €, vous n'avez rien à déclarer et vous êtes exonéré de toute taxe.
Comme le rappelle le gouvernement, les cartes de jeu sont des objets de spéculation très volatiles, sujettes aux modes et aux tendances, et elles ne constituent pas des produits d'investissement sûrs.