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Prêt à, près de : ne faites plus l'erreur

Le contexte

Il existe des expressions qui se confondent et génèrent des erreurs, heurtant la sensibilité des puristes de la langue française. Parmi elles, "près de" et "prêt à" sont (trop) souvent mal utilisées. Savez-vous faire la différence ?

Des prépositions mobiles

Ce sont de petites locutions qui n'en finissent pas d'être maltraitées, dans les conversations de tous les jours, mais aussi dans les articles de presse et les reportages télévisés. La faute notamment à une tournure au féminin, plus que maladroite, parfaitement incorrecte.

Les formules "près de" et "prêt à" pratiquent en effet l'échangisme. Celui de leur préposition. On peut ainsi lire parfois "il n'est pas prêt de commencer" ou encore "j'étais près à partir en courant". Il faut reconnaître que les deux homonymes se prononcent et s'entendent de la même manière.

Au féminin, l'erreur se dévoile

C'est donc quand la phrase prend une allure féminine que l'erreur saute aux yeux (et aux oreilles), comme dans l'expression "elle n'est pas prête de s'arrêter". La tentation est grande de féminiser le mot "prêt" sauf que c'est son cousin "près" qu'il faudrait ici employer, dans le sens "proche de" ou encore "sur le point de". Avec cette astuce, impossible de faire la faute : il ou elle n'est pas près de refaire l'erreur.

L'adjectif "prêt", qui est le seul à s'accorder, sera donc utilisé dans le sens "qui est disposé à". Ainsi, on dira "on est prêt à tout", "nous sommes prêts à partir", ou encore "elle est prête à apprendre le français".

Même les grands auteurs font des erreurs

Une consolation toutefois pour celles et ceux qui s'obstinent à faire la faute : certains écrivains classiques ont employé la construction "prêt de", comme La Fontaine, Proust ou Chateaubriand. Mais l'Académie française est formelle sur ce point : c'est tout à fait incorrect !

Une autre erreur consiste à utiliser le mauvais terme (mais avec toutefois la bonne préposition), comme Victor Hugo qui, dans "Les Misérables", dépeint Cosette "prête à défaillir". Un choix étonnant, qui marque une préférence pour la "disposition à défaillir" plutôt que l'imminence de l'événement.

Une erreur courante qui se propage

Vous le savez désormais, vous qui étiez près de faire la faute, on n'accorde pas le mot "près" et on lui garde sa préposition "de". Et maintenant que vous êtes prêt à respecter notre belle langue, n'hésitez pas à reprendre ceux qui font l'erreur. Car celle-ci se répand comme un rhume en plein hiver et j'ai la désagréable sensation qu'elle n'est prête près de disparaître.

Bon à savoir

Si vous hésitez sur la tournure à utiliser, demandez-vous si vous pouvez la remplacer par "proche de". Si c'est le cas, écrivez (ou prononcez) "près de". Sinon, c'est le terme "prêt" ou "prête" qui sera choisi.